L’acétate de méthyle, également appelé éthanoate de méthyle, est un solvant organique utilisé notamment dans les adhésifs, peintures, laques, encres et produits de nettoyage. Il intervient aussi dans la fabrication de cuirs artificiels, la parfumerie et la synthèse organique. À température ambiante, il se présente sous forme d’un liquide incolore, volatil et à odeur fruitée. Ses vapeurs sont très inflammables.
Détecteurs proposés
1Principales propriétés
2Quels sont les dangers ?
L’acétate de méthyle peut former avec l’air des mélanges explosifs à température ambiante. Ses vapeurs, plus lourdes que l’air, peuvent s’accumuler dans les zones basses lorsque les conditions de ventilation le permettent.
L’exposition provoque une irritation importante des yeux. L’inhalation peut entraîner une somnolence ou des vertiges et, à forte concentration, une dépression du système nerveux central. Les contacts répétés avec la peau peuvent provoquer un dessèchement et des gerçures.
En présence d’eau, il peut s’hydrolyser en acide acétique et en méthanol. Cette réaction est accélérée par la chaleur, les acides ou les bases.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La fiche INRS de février 2024 rapporte pour la France les valeurs limites indicatives établies en 1983 suivantes :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 200 | 610 |
| Court terme | 250 | 760 |
Ces valeurs d’exposition ne constituent pas, à elles seules, des réglages d’alarme pour un détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur le captage des vapeurs à la source et une ventilation adaptée. Il faut éloigner les sources de chaleur, les flammes et les étincelles, et prévenir les décharges électrostatiques.
Les gants, la protection oculaire et, si nécessaire, la protection respiratoire doivent être choisis selon l’évaluation des risques et leur compatibilité avec le produit. Le stockage s’effectue dans des récipients fermés, dans un local frais et ventilé, à l’écart des produits incompatibles.
Source : INRS, fiche toxicologique n° 88, « Acétate de méthyle », édition de février 2024.



