L’acétylène, également appelé éthyne, est un gaz utilisé principalement pour le soudage et le découpage au chalumeau oxyacétylénique. Il intervient aussi dans la synthèse de composés organiques et en chimie analytique. À température ambiante, il se présente sous forme d’un gaz incolore, légèrement plus léger que l’air et extrêmement inflammable. Pur, il est inodore ; certaines impuretés peuvent lui donner une odeur caractéristique.

Détecteurs proposés
1Principales propriétés
À pression atmosphérique, l’acétylène se sublime : la température indiquée ne doit donc pas être présentée comme un point d’ébullition.
2Quels sont les dangers ?
L’acétylène forme avec l’air des mélanges explosifs sur une très large plage de concentrations. Très réactif, il peut également subir une décomposition explosive, dont le risque augmente notamment avec la pression et la température.
Il réagit vivement avec les oxydants. Au contact de certains métaux, notamment le cuivre, l’argent et le mercure, il peut former des composés instables appelés acétylures, susceptibles de détoner sous l’effet d’un choc ou de la chaleur.
À forte concentration, son inhalation peut provoquer des maux de tête, des vertiges, des nausées et une perte de connaissance par dépression du système nerveux central. Les impuretés présentes dans certains acétylènes techniques peuvent ajouter des risques toxiques.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La fiche INRS de décembre 2019 indique qu’aucune VLEP n’a été établie pour l’acétylène en France, dans l’Union européenne ou en Allemagne, à la date de cette édition.
Cette absence de valeur limite ne signifie pas une absence de danger. Les critères de surveillance du risque d’explosion et les réglages d’alarme doivent être définis séparément, selon l’analyse des risques et les instructions du fabricant du détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur le captage des émissions, une ventilation adaptée et la maîtrise des sources d’inflammation. Les équipements doivent être conçus pour l’acétylène et adaptés au risque d’atmosphère explosive.
Les bouteilles doivent être utilisées et stockées debout, arrimées et protégées de la chaleur, dans un emplacement bien ventilé, séparé des matières oxydantes et des gaz qui entretiennent la combustion. Les robinets doivent être fermés lors des arrêts prolongés.
Les opérateurs doivent être formés aux risques d’incendie et d’explosion, aux contrôles du matériel et aux procédures d’urgence. Les équipements de protection individuelle sont choisis selon les conditions de travail et l’évaluation des risques.
Source : INRS, fiche toxicologique n° 212, « Acétylène », édition de décembre 2019.



