Le butane est un hydrocarbure de la famille des alcanes, utilisé principalement comme combustible, comme propulseur d’aérosols et dans certains mélanges gazeux d’étalonnage. À température ambiante et à pression atmosphérique, il se présente sous forme d’un gaz incolore, extrêmement inflammable et plus lourd que l’air. Il est généralement stocké sous forme liquéfiée sous pression.
Cette fiche concerne le n-butane, CAS 106-97-8. L’isobutane possède la même formule brute C₄H₁₀, mais une structure et certaines propriétés physiques différentes.

Détecteurs proposés
1Principales propriétés
Les limites d’inflammabilité varient selon les sources et les méthodes d’essai. Pour configurer un explosimètre, il faut utiliser les données et les instructions correspondant à l’appareil et au gaz concerné.
2Quels sont les dangers ?
Le butane forme avec l’air des mélanges explosifs. Plus lourd que l’air, il peut s’accumuler dans les parties basses et se propager au niveau du sol, avec un risque d’inflammation à distance.
À forte concentration, il peut provoquer une somnolence, une perte de connaissance et une asphyxie par diminution de la teneur en oxygène. Le contact avec le liquide peut entraîner des gelures de la peau et des yeux.
Les récipients contenant du butane liquéfié présentent également un danger lié à la pression et à leur exposition à la chaleur. La prévention doit donc prendre en compte à la fois les fuites de gaz et les conditions de stockage des bouteilles ou réservoirs.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La base VLEP de l’INRS, mise à jour en septembre 2022, rapporte pour le n-butane la valeur limite française admise, issue d’une circulaire de 1987, suivante :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 800 | 1 900 |
| Court terme | Non renseignée dans cette entrée | Non renseignée dans cette entrée |
Cette valeur est non réglementaire. Elle ne constitue pas un réglage d’alarme pour un explosimètre et ne remplace pas l’évaluation du risque d’incendie, d’explosion ou de manque d’oxygène.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur des installations étanches, une ventilation adaptée et la maîtrise des sources d’inflammation. Il faut prévenir les décharges électrostatiques et utiliser des équipements adaptés au risque d’atmosphère explosive.
L’évaluation des risques doit tenir compte des zones basses où le gaz peut s’accumuler. La détection des gaz inflammables et, lorsque nécessaire, la surveillance de l’oxygène doivent être adaptées aux conditions du site.
Les récipients doivent être protégés de la chaleur et manipulés avec des équipements compatibles. Lorsqu’un contact avec le liquide est possible, prévoir une protection contre le froid et une protection des yeux et du visage.
En cas de fuite importante, évacuer la zone et réserver l’intervention au personnel formé disposant des protections appropriées.
Sources : INRS, base VLEP, « n-Butane », mise à jour de septembre 2022 ; OIT/OMS, fiche internationale de sécurité chimique ICSC 0232, « Butane » ; Air Liquide, Encyclopédie des gaz, « n-Butane ».



