Le cyanure d’hydrogène, également appelé acide cyanhydrique, est utilisé principalement en synthèse chimique, notamment pour fabriquer des intermédiaires destinés aux polymères. Il peut aussi être libéré lors de la combustion de certains matériaux, comme les polyuréthanes, ou lorsque des cyanures entrent en contact avec un acide.
À pression atmosphérique, le produit pur est un liquide incolore très volatil, qui bout à environ 26 °C. Il peut donc être présent dans l’air sous forme de vapeurs à température ambiante. Il est très soluble dans l’eau.

1Principales propriétés
Ces données concernent le cyanure d’hydrogène pur. Les propriétés des solutions aqueuses dépendent de leur concentration.
2Quels sont les dangers ?
Le cyanure d’hydrogène est extrêmement toxique. Il pénètre dans l’organisme par inhalation, ingestion et contact cutané, puis bloque la respiration cellulaire : les cellules ne peuvent plus utiliser correctement l’oxygène.
Une intoxication peut provoquer des maux de tête, des vertiges, une confusion et une gêne respiratoire. Les formes graves peuvent évoluer vers des convulsions, un coma et un décès en quelques minutes.
Il présente également un risque important d’incendie et d’explosion. S’il est insuffisamment pur ou stabilisé, il peut subir une polymérisation violente, potentiellement explosive. Son odeur d’amande amère ne constitue pas un moyen de contrôle de l’exposition.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La fiche INRS de septembre 2022 rapporte pour la France les VLEP réglementaires contraignantes établies en 2019 suivantes :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 0,9 | 1 |
| Court terme, 15 minutes | 4,5 | 5 |
L’INRS précise que ces valeurs sont exprimées en cyanures, avec une mention peau, signalant la contribution possible de l’absorption cutanée à l’exposition globale.
Ces valeurs ne constituent pas, à elles seules, des réglages d’alarme pour un détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur le travail en système clos lorsque cela est possible, le captage des émissions à la source et une ventilation adaptée. Les installations doivent maîtriser les sources d’inflammation et les décharges électrostatiques.
Les gants, vêtements, protections oculaires et appareils respiratoires doivent être choisis selon les conditions de travail et leur compatibilité avec le produit. La protection contre l’inhalation ne remplace pas la protection cutanée.
Le stockage s’effectue dans des récipients compatibles, fermés et étiquetés, dans un local frais, ventilé et réservé au personnel autorisé, à l’écart de la chaleur et des produits comburants.
En cas de fuite, évacuer la zone et appliquer les procédures d’urgence. Seuls des intervenants formés et correctement équipés doivent intervenir. Des appareils respiratoires autonomes isolants doivent être prévus pour les interventions d’urgence.