Le dioxyde d’azote, également appelé peroxyde d’azote, est utilisé comme agent d’oxydation et de nitration dans l’industrie chimique. Il peut aussi être présent dans les gaz de combustion et être libéré lors du soudage, de l’utilisation d’explosifs ou d’opérations impliquant de l’acide nitrique.
Sous forme gazeuse concentrée, il présente une couleur brun rouge et une odeur fortement irritante. Il est en équilibre avec le tétraoxyde de diazote, N₂O₄ : la proportion de ces deux formes varie notamment avec la température.

1Principales propriétés
Les températures de changement d’état concernent le système en équilibre NO₂/N₂O₄. Le dioxyde d’azote ne doit donc pas être décrit comme une espèce moléculaire pure indépendante de cet équilibre.
2Quels sont les dangers ?
Le dioxyde d’azote est mortel par inhalation et corrosif. Il peut provoquer de graves lésions des yeux, de la peau et des voies respiratoires.
Une exposition peut entraîner une toux, une gêne respiratoire et des lésions pulmonaires graves. Un œdème pulmonaire peut apparaître de façon retardée, jusqu’à 48 heures après l’exposition. Une amélioration initiale ne suffit donc pas à écarter le danger.
Le dioxyde d’azote n’est pas combustible, mais il est comburant : il peut provoquer ou aggraver un incendie. Il peut réagir violemment avec des matières combustibles et des réducteurs. En présence d’humidité, il devient également très agressif pour de nombreux métaux.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La base VLEP de l’INRS rapporte pour la France les valeurs limites réglementaires contraignantes établies en 2019 suivantes :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 0,5 | 0,96 |
| Court terme, 15 minutes | 1 | 1,91 |
Ces valeurs d’exposition ne constituent pas, à elles seules, des réglages d’alarme pour un détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur le travail en système clos lorsque cela est possible, le captage des émissions à la source et une ventilation adaptée. L’exposition atmosphérique doit être contrôlée régulièrement ; un système de détection avec alarme peut compléter ces mesures.
Les bouteilles doivent être conservées debout et arrimées, dans un emplacement frais et bien ventilé, protégées de la chaleur et séparées des gaz et matières combustibles. Les matériaux des équipements doivent être compatibles avec le produit.
Les protections individuelles doivent être adaptées aux conditions de travail. Des appareils respiratoires autonomes isolants doivent être prévus pour les interventions d’urgence.
En cas de fuite, évacuer la zone et appliquer les procédures d’urgence. Une inhalation accidentelle nécessite une prise en charge médicale rapide en raison du risque d’atteinte pulmonaire retardée.
Sources : INRS, fiche toxicologique n° 133, « Oxydes d’azote », édition de juillet 2020 ; base VLEP de l’INRS, « Azote (dioxyde d’) », mise à jour de septembre 2022.