Le monoxyde d’azote, également appelé oxyde nitrique, est utilisé notamment dans la fabrication d’acide nitrique, les mélanges gazeux étalons et certaines applications médicales encadrées. Il peut également être présent dans les gaz de combustion ou être produit lors du soudage et de l’utilisation d’explosifs.
À température ambiante, il se présente sous forme d’un gaz incolore, peu soluble dans l’eau. Au contact de l’oxygène de l’air, il se transforme en dioxyde d’azote, NO₂, dont les dangers doivent également être pris en compte.

1Principales propriétés
Ces valeurs concernent le monoxyde d’azote. Elles ne doivent pas être confondues avec celles du dioxyde d’azote, NO₂, ou du protoxyde d’azote, N₂O.
2Quels sont les dangers ?
Le monoxyde d’azote peut perturber le transport de l’oxygène dans le sang en participant à la formation de méthémoglobine, une forme d’hémoglobine qui ne transporte pas correctement l’oxygène.
L’exposition aux oxydes d’azote peut provoquer une irritation des yeux et des voies respiratoires, une toux et des difficultés à respirer. Le NO₂ formé dans l’air présente un danger pulmonaire important : une atteinte respiratoire grave peut apparaître après une période d’amélioration apparente. Il faut donc considérer conjointement les risques du NO et de son produit d’oxydation.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La fiche INRS de juillet 2020 rapporte pour la France la valeur limite réglementaire contraignante établie en 2019 suivante :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 2 | 2,5 |
| Court terme | Non renseignée dans cette fiche | Non renseignée dans cette fiche |
Cette valeur concerne le NO, et non le NO₂, qui possède ses propres limites. Elle ne constitue pas, à elle seule, un réglage d’alarme pour un détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur le travail en système clos lorsque cela est possible, le captage des émissions à la source et une ventilation adaptée. La surveillance doit prendre en compte les oxydes d’azote susceptibles d’être présents, notamment la formation de NO₂.
L’exposition atmosphérique doit être contrôlée régulièrement. Des appareils à lecture directe peuvent compléter la surveillance, sous réserve de performances adaptées, de la prise en compte des interférences et du respect des procédures de vérification et de calibrage.
Les bouteilles doivent être utilisées et stockées debout et arrimées, dans un emplacement frais et ventilé, protégées de la chaleur et conformément aux instructions du fournisseur. Les matériaux des équipements doivent être compatibles avec le gaz.
Les opérateurs doivent être formés aux dangers et aux procédures d’urgence. Des appareils respiratoires autonomes isolants doivent être prévus pour les interventions d’urgence.
Source : INRS, fiche toxicologique n° 133, « Oxydes d’azote », édition de juillet 2020.