Le monoxyde de carbone, également appelé oxyde de carbone, est utilisé notamment en synthèse chimique, en métallurgie comme agent réducteur et dans les mélanges gazeux d’étalonnage.
Il peut être produit lors de combustions, notamment par des moteurs, des appareils de chauffage ou des incendies. À température ambiante, il se présente sous forme d’un gaz incolore, inodore et de densité proche de celle de l’air. Il ne doit pas être confondu avec le dioxyde de carbone, CO₂.

1Principales propriétés
Ces valeurs concernent le monoxyde de carbone pur. Les caractéristiques des mélanges gazeux dépendent de leur composition.
2Quels sont les dangers ?
Le CO est toxique par inhalation. Il se fixe sur l’hémoglobine pour former de la carboxyhémoglobine, perturbant l’apport et la libération d’oxygène dans les tissus. Le cœur et le cerveau sont particulièrement sensibles à ce manque d’oxygène.
Il est également classé toxique pour la reproduction de catégorie 1A, avec la mention « Peut nuire au fœtus ». Une exposition répétée ou prolongée peut provoquer des effets graves sur les organes.
Le monoxyde de carbone est aussi un gaz extrêmement inflammable. Son danger toxique doit être évalué indépendamment du risque d’incendie et d’explosion.
3Quelles valeurs d’exposition professionnelle ?
La base VLEP de l’INRS, mise à jour en avril 2024, rapporte pour la France les valeurs limites réglementaires contraignantes établies en 2019 suivantes :
| Période de référence | ppm | mg/m³ |
|---|---|---|
| Moyenne sur 8 heures | 20 | 23 |
| Court terme, 15 minutes | 100 | 117 |
Une mention bruit signale la possibilité d’une atteinte auditive en cas de co-exposition au bruit.
Ces limites ne constituent pas, à elles seules, des réglages d’alarme pour un détecteur.
4Comment prévenir les risques ?
La prévention repose sur la maîtrise des émissions, le travail en système clos lorsque cela est possible, le captage du gaz à la source et une ventilation adaptée.
L’exposition atmosphérique doit être contrôlée régulièrement. Un système de détection avec alarme peut compléter les mesures de prévention. L’absence d’odeur ne permet jamais d’écarter la présence de CO.
Les installations doivent également maîtriser les sources d’inflammation et les décharges électrostatiques. Les opérateurs doivent être formés aux risques, aux consignes d’alarme et aux procédures d’urgence.
Les bouteilles doivent être utilisées debout, arrimées et protégées du soleil et des sources de chaleur.
Sources : INRS, fiche toxicologique n° 47, « Monoxyde de carbone », édition d’avril 2021 ; base VLEP de l’INRS, « Monoxyde de carbone », mise à jour d’avril 2024.