Explosion Shell (Pennsylvanie, juin 2025) : retour de gaz craqué dans un four isolé, causé par ouverture simultanée de deux vannes et déficiences de conception
Synthèse
Synthèse Indu X, réalisée avec l'assistance de l'intelligence artificielle à partir de la source citée.
Le CSB américain a conclu son enquête sur l'explosion survenue le 4 juin 2025 dans l'unité de vapocraquage de Shell Polymers Monaca (Pennsylvanie). L'incident trouve son origine dans l'ouverture simultanée involontaire de deux vannes motorisées durant la remise en service du four n°5, après nettoyage du piège à coke. Cette double ouverture a créé un chemin de reflux non prévu : du gaz craqué provenant de quatre fours en fonctionnement est remonté dans le four isolé via la tour de trempe aval. Six minutes après la commande de vanne, le mélange a atteint le foyer et a rencontré les flammes pilotes, provoquant l'explosion et la rupture de la paroi. Le CSB estime le rejet à environ 5 100 livres d'éthylène et de produits de combustion ; Shell évalue les dommages matériels à environ 95 millions de dollars. Quinze employés ont été évacués, un sous-traitant coincé dans un ascenseur adjacent a été secouru ; aucun blessé n'a été signalé. Le four n°5 a été reconstruit et remis en service en janvier 2026.
L'enquête a identifié deux déficiences majeures. Premièrement, Shell avait certes identifié le reflux de gaz craqué comme un danger potentiellement fatal dans ses analyses de risques procédé, mais s'appuyait sur 11 contrôles administratifs au lieu de configurer les protections techniques disponibles pour empêcher physiquement ce chemin d'écoulement. Deuxièmement, l'interface homme-machine présentait des lacunes : trois vannes de fours similaires étaient affichées sur un seul écran de supervision, avec des étiquettes d'identification ne différant principalement que par leur dernier chiffre. Le CSB a constaté l'absence d'étiquetage clair, de séparation des logiques complexes et de protections de confirmation, augmentant le risque d'erreur de commande. L'opérateur chargé de la manœuvre n'avait jamais réalisé cette tâche auparavant et disposait d'une connaissance limitée du procédé.
Depuis l'incident, Shell a introduit des modifications : commande locale des vannes de four, nouvelle logique de système instrumenté de sécurité empêchant l'ouverture de la vanne côté tour dans certaines conditions, et procédure révisée avec formation renforcée. Le CSB a émis deux recommandations à Shell : réviser les analyses de risques procédé pour identifier les scénarios catastrophiques reposant uniquement sur des contrôles administratifs, et mettre en œuvre une protection technique empêchant le reflux de gaz craqué dans le four durant tous les modes de fonctionnement. Ces recommandations restent ouvertes en attente d'une réponse substantielle ou de l'évaluation de la réponse de l'entreprise.
Source originale
Cette fiche est une synthèse en français de l'article publié par hazardexonthenet.net (sa date de publication n'a pas pu être vérifiée). Elle ne remplace pas la source : seul l'article d'origine fait foi.
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